Deux semaines après l’évènement, il vit toujours en moi.
Voici un festival dont je me souviendrais longtemps. En « newbie » de l’exportation de vin, je découvre un lieu bondé, un lieu rempli de vie sur les stands, au-dessus, en-dessous, devant, derrière… un salon « pas comme les autres ».
Le véritable problème avec ce genre d’évènements, c’est lorsque vient le moment d’en reporter l’ambiance…
Nous avons commencé avec un déjeuner regroupant l’ensemble des exposants, au sein même du parc d’exposition nouvellement construit, près du port de Vancouver.
Lors de ce déjeuner, voici les vins que nous avons dégustés :
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Bien que désordonnée, la dégustation accueillit en bon rythme nos palais volontaires : le premier vin goûté fut « Mas des Tannes, Reserve Rouge » des Domaines Paul Mas (France, Languedoc). Un vin de caractère dont le Cabernet Sauvignon mûr laisse tout de même la place à la fraîcheur d’ « Esperanza », un joli Verdejo d’Espagne, qui se voyait déjà remplacé par un vin de la vallée du Douro. Porto ? Non. Le Portugal fait également d’excellents vins de table (dans le sens noble du terme) dont celui-ci laisse présager de futures et belles épopées gustatives. La finale, sucrée, nous remit sur les routes d’Espagne avec ce Pedro Ximenez, dessert à lui seul.
Il est 13h30, déjà , je ne sais plus à quelle heure a commencé le déjeuner, le rythme est posé, pleins feux sur les stands.
Nous sommes sur notre stand, côté France, notre agent et moi. C’est la première journée, je découvre le centre névralgique du festival. L’agitation est à son comble, les visiteurs se bousculent, les premières heures sont réservées aux professionnels : restaurateurs, acheteurs, sommeliers, cavistes… le soir laisse place au public, amateur et « découvreur ».
5 jours de festival, 1 jour au cours duquel je me fonds dans la foule pour goûter quelques vins. L’envie même de caresser votre palais de divins breuvages vous enivre… je vacille dans cette représentation large des vins du monde : Amérique du sud, Amérique du nord, Europe, Afrique… Ce jour j’ai choisi de goûter canadien.
Savez-vous qu’en Colombie Britannique (« check la map »), la production de vin a 40 ans ?
Averill Creek, c’est là que nous atterrissons. 4 vins à déguster, je m’intéresse à 3.
Le premier vin que je goûte est un Gewürztraminer : sec, joliment parfumé, frais, fin, équilibré et relativement plat.
J’ai fini par le Pinot Noir (« même latitude que Dijon » me fait remarquer Andy Johnston propriétaire et vigneron du jeune domaine [8 ans] de 15ha), sur lequel je ne m’attarderai pas car j’ai bien mieux : le Maréchal Foch.
Ce cépage français (si si), m’a clairement fait penser à du Gamay. Un style Beaujolais plein de gourmandise, de fruit et de fraîcheur. C’est au final une belle découverte à l’image du vigneron qui la produit : sympathique.
Est-ce cela le « Vancouver Wine Festival » ? C’est en tous les cas celui que je partage avec vous.
Bonne dégustation.


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